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1er octobre 2010

Gaz de schiste : La voix de la raison doit prévaloir

Bonjour à tous et à toutes

Je me permets de vous faire parvenir un 3e et, espérons-le, dernier envoi relativement au dossier des gaz de schiste au Québec.

Vous trouverez mes divers commentaires à ce sujet ci-après.

En espérant que cette information vous sera utile ;-)

Jean Hudon
Coordonnateur du Réseau Arc-en-ciel de la Terre
http://www.EarthRainbowNetwork.com
et du Groupe focalisateur

Cet envoi est archivé au http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/VoixdelaRaison.htm

Voir aussi mes 2 précédents envois à ce sujet :

Les énergies fossiles ou les énergies propres?... Il faut se brancher! (16 septembre 2010)
http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/IlFautSeBrancher.htm

Gaz de schiste au Québec - Urgence! (9 septembre 2010)
http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/GazSchisteQuebec.htm

NOTE: Si vous désirez recommander ce service gratuit à d’autres personnes, il vous est suggéré de copier et coller le paragraphe suivant dans un courriel à leur intention.

Le Réseau Arc-en-ciel de la Terre, fondé en 1997, est composé de près de 3,200 correspondants anglophones d'une cinquantaine de pays partageant de l'information, des idées et leurs commentaires sur une foule de sujets ainsi que des articles et points de vue divers compilés par le coordonnateur du réseau et diffusés en général deux à trois fois par mois. Veuillez explorer le matériel archivé au http://www.EarthRainbowNetwork.com pour avoir une meilleure idée de ce qui est diffusé. Par ailleurs, plus de 550 personnes sont également abonnées à une liste d’envoi française et reçoivent à l’occasion du matériel en français dont les invitations à participer aux méditations du solstice et de l'équinoxe. Vous trouverez dans la Section française le matériel français archivé sur le site. Pour s’abonner à chacune de ces listes d’envoi automatisées, il suffit d’envoyer un courriel en blanc au earthrainbownetwork-subscribe@lists.riseup.net pour la liste anglaise et au reseauarcencieldelaterre-subscribe@lists.riseup.net pour la liste française.

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ARTICLES PRINCIPAUX INCLUS CI-DESSOUS

1. L'ABC du schiste: ce qu'on ne sait pas
2. Québec bloque l'exploration dans l'estuaire du fleuve
3. Gaz de schiste : la FMQ met en garde Québec
4. Commentaire d'une abonnée et suggestions au PQ
5. Gaz de schiste : INCROYABLE mais VRAI !!!

« On comprend alors que ses adversaires disent du gaz de schiste qu'il est au gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole. »

- Pascal Lapointe -- Tiré de L'ABC du schiste (7 septembre 2010) dont un extrait est inclus ci-dessous

Également recommandé...

Communiqué du collectif SEMO - Six nouvelles sur les micro-ondes (30 septembre 2010)
http://www.dangersemo.com/semo_022.htm
- Excellent reportage à CBC, 26 septembre 2010 : Les cies de cellulaires et Santé Canada mentent à la population : Le cellulaire est dangereux et c'est écrit dans les manuels des fabricants des appareils ! Et en plus, les cies intimident les chercheurs scientifiques... - Reportage à CBC : Les enfants malades à cause du Wi-Fi dans les écoles - Nouvelle étude allemande sur les dangers d’habiter près d’une antenne relais. - Wi-fi et ondes sans fil dangereux? Comment s'en protéger? - Les scientifiques internationaux et canadiens qui ont témoigné au Comité de santé à Ottawa sont victimes des représailles de la part des industries, des gouvernements, ou ... ? (Même François Therrien du SEMO a été victime de harcèlement ! voir aussi ce compte-rendu de la rencontre entre Pierre-Karl Péladeau et François Therrien) - Impact sur la santé des micro-ondes. Qui dit vrai à l'université McGill : Un médecin professeur régulier ou les négationistes à la solde de l'industrie ? Voyez les notes de cours explicites…

NOTE de Jean : Si vous avez à coeur de vous protéger et de protéger vos enfants contre les effets néfastes grandissants du smog électromagnétique ambiant (aujourd'hui des millions de fois plus fort que le niveau naturel d'avant les cellulaires et toutes les ondes artificielles qui nous bombardent 24/365) joignez-vous à la lutte que mène François Therrien du SEMO et offrez-lui votre aide et votre soutien actif. Contactez-le au ftherrien@aei.ca pour lui demander comment vous pourriez aider la cause. C'est urgent ! Et il ne s'agit pas d'une menace future comme la pollution des gaz de schiste, mais bien d'une menace tangible et actuelle... Je vous recommande également de prendre connaissance de la lettre personnelle que j'ai soumise le 27 avril dernier aux membres du Comité permanent de la santé de la Chambre des Communes au Parlement fédéral d'Ottawa à l'occasion d'auditions tenues les 27 et 29 avril 2010 sur l'impact des micro-ondes sur la santé humaine - lesquelles n'ont eu aucun écho dans les médias québécois en raison d'une stricte censure sans doute exigée par toutes les compagnies - dont Vidéotron de l'empire Québécor - qui n'ont pas intérêt à ce que la population prenne conscience des risques inacceptables pour la santé que leurs activités lui font subir. Les médias anglophones y avaient toutefois fait écho ainsi que je le signalais avec un article à l'appui dans cet extrait de ma compilation anglaise du 12 mai dernier.

Toutefois, tous les articles alors publiés sur les sites de la presse anglophone canadienne semblent avoir aujourd'hui disparu, ce qui témoigne peut-être des efforts fait par le puissant lobby de la téléphonie cellulaire pour effacer toute trace d'information pouvant compromettre les milliards de profits juteux que cette industrie tire de l'usage du cellulaire dont tant de gens sont aujourd'hui devenus dépendants, au point de préférer ignorer les risques démontrés à leur santé. Cependant, de plus en plus de gens utilisent maintenant un écouteur ou mettent leur cellulaire sur haut-parleur pour ne plus avoir à le tenir collé sur leur cerveau, ce qui est certainement une sage précaution pour éviter d'avoir un cancer du cerveau. Mais c'est malheureusement insuffisant, car ces utilisateurs continuent à exposer tout le monde autour d'eux à ces ondes néfastes pour la santé que l'on pourrait presque comparer à la fumée secondaire de la cigarette - ces ondes affectent surtout le 7 à 8% de la population souffrant déjà d'électrosensibilité (plus de détails ICI), une sorte d'allergie permanente au smog électromagnétique et particulièrement aux micro-ondes émises par les cellulaires et par les tours relais du cellulaire que l'on retrouve même parfois sur le toit des hôpitaux, le dernier endroit où elles devraient se retrouver !...

En Suède, le gouvernement en a reconnu depuis 2003 les consélquences pour la vie des personnes affectées d'électrosensibilité et défraie désormais en entier le coût de la peinture anti-radiations spéciales avec laquelle ces personnes recouvrent les murs intérieurs de leur lieu de résidence afin d'avoir au moins ce endroit où se réfugier pour ne pas virer folles sous l'effet conjugué des centaines de sources d'émissions (téléphones, antennes de relais, wifi des voisins, radios publiques, transmissions télévisées, radio de taxi, de police et des services d'urgence, sans parler des émetteurs wifi que les compagnies d'électricité en Amérique du Nord tentent d'installer contre l'opposition grandissante de la population dans chaque maison afin de ne plus avoir à payer des employés pour relever les compteurs d'électricité.

Et oui ! Cette horreur est déjà en voie d'être graduellement installée ici au Québec sans tambour ni trompette comme s'il allait de soi pour les bonzes d'Hydro-Québec d'irradier leurs abonnés sans leur consentement et sans les informer des risques ainsi encourrus - pour plus de détails voir ICI (lire les 2 commentaires) et ICI où l'on peut lire « À court terme, Trilliant Networks devrait faire une percée importante dans la Belle Province. Hydro-Québec est en ce moment en appels d'offres. » Voir aussi ce document (pdf) d'une compagnie faisant la promotion du Smart Grid (réseau électrique intelligent) où l'on peut y lire notamment «  Plus près de chez nous, Hydro-Québec, qui possède déjà l’un des réseaux les plus modernes en Amérique du Nord, poursuit des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars pour améliorer son réseau électrique. Ces investissements toucheront le réseau de distribution, la lecture à distance via compteurs intelligents, les systèmes informatisés d’aide à l’exploitation, la mise à niveau des automatismes en fonction de considérations réglementaires, les réseaux de télécommunications et la cyberprotection. »

On est en train de s'en faire passer une petite vite - encore une fois sans la moindre étude d'impact sur la santé de la population. Ah! les avantages d'un monopole d'État qui permet tous les passe-droits. C'est presque aussi pire que les cartels de la drogue!... Un autre dossier sur une injustice criante et un manque flagrant de respect d'un des droits humains les plus fondamentaux, le droit à un environnement sain.




1.

De : http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2010/09/20/labc-schiste-quon-ne-sait

L'ABC du schiste: ce qu'on ne sait pas

Pascal Lapointe, le 20 septembre 2010

(Agence Science-Presse) Si, au Québec, on commence à y voir plus clair sur le gaz de schiste, il subsiste de grosses zones d'ombre, et celles-ci risquent de subsister plusieurs années encore, faute d'un minimum de connaissances. Portrait en six questions... de notre ignorance.

1. La « fracturation » de la roche, pour en extraire le gaz, peut-elle contribuer à contaminer l'eau?

Réponse : à première vue peu probable, mais on ne sait pas.

De toutes les zones d'ombre, c'est celle dont les médias ont le moins parlé, mais qui serait la plus lourde de conséquences. Le scénario : une compagnie fracture la roche à plus de 1000 mètres de profondeur pour en extraire le gaz. Ces fractures peuvent-elles en entraîner d'autres, permettant aux produits toxiques d'atteindre la nappe d'eau souterraine qui alimente toutes les villes de la région?

Quelques géologues ont évoqué un chiffre depuis deux semaines : « une centaine de mètres ». Ce serait le maximum que pourrait atteindre une fracture dans ces profondeurs. Cela, parce que la « recette chimique » employée pour fracturer la roche est censée être calculée en fonction « des propriétés spécifiques à chaque formation de schiste et, dans une certaine mesure, à chaque puits », écrivent Mark Zoback et ses collègues dans un rapport du Worldwatch Institute publié en juillet.

Mais le problème est que ces estimations proviennent de simulations parfois vieilles de 10 ans. Il n'y a jamais eu de véritables suivis géologiques à de telles profondeurs et dans ce type de roche. Les micro-séismes provoqués par la fracturation n'ont été analysés aux États-Unis que dans 3% des cas en 2009. « C'est un domaine où il n'y a pratiquement aucune recherche », s'est plaint l'hydrogéologue Geoffrey Thyne, du Colorado, auteur de l'étude qui a permis d'établir, en 2008, que des émanations de méthane dans le comté de Garfield provenaient de la couche géologique d'où était extrait le gaz de schiste (voir De l'eau dans le gaz).

2. Connaît-on les produits chimiques utilisés par l'industrie?

Réponse : oui, mais.

Une étude de l'État de New York, en 2009, en a identifié 260. Une scientifique à la retraite du Colorado, Theo Colborn, en a énuméré un millier. En août 2009, un porte-parole de la compagnie albertaine EnCana affirmait que sa compagnie était prête à dévoiler ces informations. Et au Québec la semaine dernière, une autre compagnie albertaine, Questerre, publiait une liste de 12 produits.

3. Connaît-on la concentration de ces produits?

Réponse : non.

Une liste de produits n'est d'aucune utilité si on n'en connaît pas la concentration. Ainsi, bien des poisons ont de tout temps été présents à l'état naturel tout autour de nous, mais dans des concentrations trop faibles pour mettre la vie de quiconque en danger.

Les compagnies seront-elles plus transparentes d'ici au 9 octobre, date limite pour répondre à la demande de l'Agence américaine de protection de l'environnement de dévoiler leur recette chimique? Ce sera à suivre.

4. Combien d'eau contaminée par ces produits remonte à la surface?

Réponse : on ne sait pas.

Une fracturation consiste à injecter 10 millions de litres d'eau là-dessous, auxquels se mêle cette mystérieuse soupe chimique. La roche ainsi fracturée évacue son gaz naturel qui remonte alors par le puits de forage, avec une grande quantité de cette eau (ou plutôt, désormais, de la boue!).

Quel pourcentage remonte? 15%, dans les puits de la strate Marcellus (nord-est des États-Unis) selon une enquête du magazine ProPublica en décembre 2009. Jusqu'à 40% selon l'Agence américaine de protection de l'environnement en 2004 (une enquête qui avait été critiquée pour sa connivence avec l'industrie). Entre 30 et 70% selon le ministère américain de l'Énergie en 2009.

Prenons l'hypothèse conservatrice : 15%. Si 10 millions de litres ont été injectés dans un puits, ça veut dire qu'un million et demi de litres sont remontés : c'est de l'eau désormais contaminée, par les additifs chimiques de l'industrie, par une plus grande concentration de sel et parfois par des contaminants naturels, comme l'arsenic, voire faiblement radioactifs. Il faut donc s'en débarrasser (voir le texte précédent), ce qui veut dire la transporter ailleurs.

Un camion-citerne à grande capacité peut transporter 15 000 litres. Un tel puits nécessite donc 100 voyages de grands camions-citernes après chaque fracturation... et cinq à six fois plus pour livrer l'eau nécessaire à chaque nouvelle fracturation. Rien que dans l'État de New York, avant le moratoire voté le 4 août, les autorités locales estimaient qu'il y aurait bientôt 1500 puits par année. D'ici 2012, l'industrie du gaz naturel avançait le chiffre de 32 000 puits par an sur l'ensemble du territoire américain. Cela veut dire, dans l'hypothèse conservatrice, des dizaines de milliards de litres d'eau contaminée par an, qu'il faut enfouir quelque part ou envoyer à une usine d'épuration.

5. Combien d'eau contaminée par ces additifs chimiques reste sous la terre?

Réponse : on ne sait pas.

Forcément, du pourcentage de l'eau qui remonte, découle le pourcentage d'eau qui reste là-dessous. C'est d'autant plus important que si cette eau contient 0,5% de ces mystérieux additifs chimiques, cela représente, toujours selon l'hypothèse conservatrice, plus de 40 000 litres d'additifs par fracturation. Or, toute cette soupe ne restera pas éternellement à plus de 1000 mètres de profondeur. Même si l'idée d'une fracturation catastrophique (celle évoquée à la question 1) s'avérait non fondée, les produits toxiques finiraient par trouver leur chemin, après des années ou des siècles. Combien de temps leur faut-il pour être dégradés ou assimilés par des bactéries? On ne le sait pas non plus.

6. Le gaz de schiste émet-il moins de gaz à effet de serre que le charbon ou le pétrole?

Réponse : ça dépend de ce qu'on calcule.

Au départ, le bilan est positif, parce que brûlé, le gaz de schiste émet deux fois moins de dioxyde de carbone que le charbon et produit moins de polluants responsables du smog.

Mais ça se complique dès qu'on fait intervenir un des concepts préférés des études environnementales : le cycle de vie. Cela veut dire qu'il faut prendre en compte les autres étapes indispensables à la production du gaz de schiste. Par exemple, les gaz à effet de serre émis par des centaines de voyages de camions-citernes pour chaque puits et pour chaque fracturation, en plus des routes et des infrastructures à construire pour chaque puits.

Personne n'a pu faire une évaluation fiable du cycle de vie, faute d'avoir en main toutes les réponses aux cinq autres questions.

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Articles connexes :

Ce texte est le 5e d'une série sur les gaz de schiste. Pour un survol des questions de base sur ce qu'est le gaz de schiste, voyez L'ABC du schiste.

L'ABC du schiste (7 septembre 2010)
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2010/09/07/labc-schiste
(...) Ces nouvelles techniques d'extraction sont-elles au point? Difficile à dire, parce que l'engouement est récent... et la plupart des données proviennent de l'industrie. À la base, le principe semble simple : injecter, à très haute pression, des tonnes d'eau dans la couche de schiste, accompagnées de sable et de produits chimiques, afin de fracturer la roche (en anglais, fracking) et ainsi, en libérer le gaz. C'est cela que les progrès techniques permettent de réaliser à moindre coût. Mais les inquiétudes viennent de la possibilité que, en fracturant la roche, une partie du gaz et des produits chimiques ne s'échappent pas juste par le puits du prospecteur, mais par une fuite dans le sous-sol, atteignant ainsi la nappe phréatique. C'est ce qui s'est produit en Pennsylvanie en 2008-2009 : puits contaminés, et une eau devenue impropre à la consommation en deux endroits. Un puits a même explosé en juin 2009, répandant du gaz et de l'eau contaminée pendant 16 heures. La semaine dernière, le 31 août, le Wyoming s'ajoutait à cette liste peu enviable : l'Agence de protection de l'environnement avisait les résidents de Pavillion de ne pas boire l'eau de leurs puits, et d'utiliser une ventilation lorsqu'ils prennent une douche ou lavent leur linge... afin d'éviter les risques d'explosion. Onze des 39 puits étudiés sont contaminés par les produits chimiques associés à l'extraction de gaz, en cours là-bas depuis cinq ans. Parmi les produits chimiques en question : du carburant diesel, du benzène et des solvants industriels. On comprend alors que ses adversaires disent du gaz de schiste qu'il est au gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole. CLIP

Pour un aperçu des controverses qui ont surgi ces dernières années, voyez ensuite De l'eau dans le gaz.

L'ABC du schiste: de l'eau dans le gaz (10 septembre 2010)
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2010/09/10/labc-schiste-leau-gaz
(Agence Science-Presse) Le gros risque derrière l'exploitation du gaz de schiste, c'est la contamination de l'eau. Parce qu'une fois qu'on a contaminé une nappe d'eau souterraine, il est plutôt difficile de la décontaminer... Aux États-Unis, même l'industrie du gaz, pourtant prompte à rejeter toute idée de réglementation, le reconnaissait dans un rapport publié en mai 2009 : l'exploitation du gaz par le biais de la technologie dite de « fracturation » nécessite davantage d'études et « devrait être arrêtée ou limitée » à proximité de certaines réserves d'eau potable. (...) Une autre étude est allée beaucoup plus loin au Colorado, en analysant pendant trois ans la signature moléculaire des émanations de méthane, ce qui lui a permis de déterminer qu'il ne s'agissait pas de méthane de surface - un des arguments de l'industrie du gaz- mais de méthane provenant de la couche géologique d'où est extrait le gaz de schiste.Cette étude, parue en décembre 2008, met aussi à mal une autre théorie favorisée par l'industrie, à savoir que le méthane emprisonné à des centaines de mètres de profondeur serait incapable de « migrer » vers le haut - c'est-à-dire vers la nappe phréatique, ou jusqu'aux puits des résidents - en si peu de temps. Au contraire, ce que suggère cette étude, c'est qu'à mesure que le nombre de forages augmente, le nombre d'opportunités pour le méthane augmente aussi. Le fait que le bétonnage de plusieurs puits de forage laisse à désirer, comme les enquêteurs l'ont constaté en Pennsylvanie, accroît les risques de telles fuites. Et les produits toxiques? Reste que s'il est difficile de démontrer un lien entre méthane et forages, ça l'est plus encore avec les produits toxiques, tant qu'on ne saura même pas quels sont les produits utilisés pour la fracturation de la roche. Quant à obliger l'industrie à dévoiler ce petit secret, même un certain Dick Cheney s'y est vigoureusement opposé, d'abord comme PDG de la multinationale Halliburton, qui a développé la technologie de la fracturation hydraulique, puis comme vice-président des États-Unis, qui a recommandé dès 2001 que la fracturation hydraulique soit exemptée de la loi sur la qualité de l'eau potable. Comme quoi il est utile d'avoir des amis haut placés... -- ON Y APPREND DONC ENTRE AUTRES QUE LA CONTAMINATION DES NAPPES PHRÉATIQUES EN AMÉRIQUE DU NORD EST UN AUTRE CADEAU EMPOISONNÉ DE DICK CHENEY, LE MONSTRE SANGUINAIRE QUI NOUS A DONNÉ 2 SALES GUERRES ILLÉGALES, LA CONTAMINATION DE PAYS ENTIERS À L'URANIUM APPAUVRI (Avertissement: ce lien mène vers une vidéo illustrant les horribles malformations congénitales qui sont la conséquence éternelle - pour des milliards d'années! - de l'usage de munitions contenant de l'uranium enrichi principalement par les Américains, notamment en Irak, en Afghanistan et en Serbie. Ce sont des images d'horreur insoutenables montrant l'héritage réel de la cruauté inhumaine de l'administration Bush/Cheney), LA TORTURE SYSTÉMATIQUE, ET J'EN PASSE. VOILÀ À QUEL SORDIDE PERSONNAGE IL FAUT ASSOCIER L'INDUSTRIE DES GAZ DE SCHISTE !

L'une de ces controverses, dont il est question (dans le premier texte ci-dessus), est la composition de la recette chimique que les compagnies de forage ajoutent à l'eau : voyez La soupe toxique.

L'ABC du schiste: la soupe toxique (14 septembre 2010)
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2010/09/14/labc-schiste-soupe-toxique
(Agence Science-Presse) L'une des grosses inquiétudes derrière l'extraction du gaz de schiste, c'est la possibilité que ça contamine l'eau. L'inquiétude est accrue par le fait que l'industrie refuse généralement de dévoiler la liste des produits toxiques qu'elle injecte sous la terre. Sauf que pour la première fois, une agence américaine serait sur le point d'obliger l'industrie du gaz naturel à lever ce secret. (...) Un autre argument important de l'industrie, c'est que le fluide toxique ne représente que 0,5% de ce qui est injecté sous la terre pour fracturer la roche de schiste -contre 4% de sable et 95% d'eau. Un rapide calcul révèle toutefois qu'à raison de 10 millions de litres d'eau par fracturation, multiplié par quelques fracturations par puits, multiplié par quelques puits par région, ça peut faire beaucoup.Ça peut en faire tellement, qu'à ce stade de l'opération, ce ne sont plus seulement les nappes d'eau souterraines qui inquiètent, mais cette eau qui, après avoir été injectée à des centaines de mètres de profondeur, remonte par le puits de forage en même temps que le gaz, chargée de cette soupe toxique : les compagnies assurent prendre les moyens nécessaires pour se débarrasser de cette eau « usée » de manière sécuritaire (ou la réutiliser). CLIP

Enfin, à quels compromis devrait se plier l'industrie pour assurer un minimum de norrmes sécuritaires? Voyez Des normes, mais sur quoi?

Sur les incertitudes qui subsistent, écoutez aussi le reportage des Années-lumière (19 septembre)

Voir aussi cet excellent document technique (anglais), produit en juillet 2010 par des experts du Worldwatch Institute, qui explique en détail les méthodes utilisées pour libérer par fracturation hydraulique le méthane emprisonné dans d'anciennes formations de schistes.

Addressing the Environmental Risks from Shale Gas Development
http://pangea.stanford.edu/docs/addressing_the_environmental_risks_from%20shale_gas_development.pdf

On y apprend notamment que la portion horizontale du forage (une fois que le forage vertical a atteint le gisement visé) peut se prolonger sur plus de 10,000 pieds et comporte des zones de fracturation à intervalles réguliers - ce qui veut dire que le sous-sol est complètement bouleversé (fracturé) et ce qui explique pourquoi, malgré les assurances de l'industrie (fondées sur des présomptions non vérifiées), une partie des 10 millions de litres d'eau, contenant jusqu'à des centaines de produits chimiques hautement toxiques et cancérigènes, injectées lors de chaque opération de fracturation hydraulique (et chaque puits peut en subir plusieurs) finissent par traverser les couches géologiques au-dessus du gisement - possiblement en s'infiltrant le long du puits de forage jusqu'à la surface - pour venir contaminer sans doute pour des millénaires les eaux de la nappe phréatique et les eaux de surface dont la population entière dépend pour son approvisionnement en eau potable. On y mentionne aussi que les usines de traitement des eaux usées recevant aux États-Unis les milliards de litres d'eau régurgitées par les puits ne peuvent que rejeter pratiquement sans traitement (parce qu'elles n'ont pas été conçues pour traiter ces rejets industriels) ces eaux chargées de sédiments, de sel et du cocktail mortel de produits chimiques dans les cours d'eau où s'approvisionnent des dizaines de villes en aval et qu'utilisent donc des millions d'Américains pour boire, se laver, faire à manger, faire la lessive, etc, s'assurant ainsi d'augmenter rapidement le taux de mortalité par cancers dans un population déjà surexposée à des milliers de produits chimiques mortels. Est-ce vraiment l'exemple que l'on veut suivre au Québec ? Je ne crois pas...

CONCLUSION : La SEULE décision logique, sensée et prudente à faire - et tant pis pour le mirage des emplois (temporaires) créés et des redevances et impôts payés au gouvernement, et au diable les $200 millions (des pinotes pour l'industrie pétrolière et gazière) déjà investis par une poignée de compagnies rapaces afin d'explorer le potentiel gazier du sous-sol québécois - c'est de stopper et d'interdire totalement toute activité d'exploration et d'exploitation des gaz de schiste au Québec jusqu'au jour où - après avoir longuement étudié les conséquences environnementales de cette exploitation aux États-Unis et après avoir obtenu des garanties béton que les techniques et produits utilisés n'engendrent plus aucune pollution (tolérance zéro !) - cette industrie pourra faire la preuve de la complète inocuité de ses opérations. Autant dire que ça n'arrivera jamais...

Tout comme le premier ministre Jacques Parizeau a eu le courage et la sagesse de stopper la phase II de la Baie James dont le Québec n'avait nullement besoin, sauvant ainsi des milliers de kilomètres carrés de forêt de l'inondation permanente par la mise en eau des barrages prévus (réduisant ainsi d'autant les émissions de méthane issues de la décomposition de toute cette matière ligneuse), le premier ministre Charest doit considérer avant tout la santé de la population québécoise (le budget de la santé pèse déjà assez lourd dans nos dépenses publiques !...) et la qualité de vie des habitants des régions rurales, et mettre un terme à toute cette folle entreprise.

S'il refuse de tenir compte des risques démesurés associés à l'exploitation des gaz de schiste et préfère adopter une vision à courte vue en continuant à favoriser le développement de cette industrie polluante à la réputation déjà entachée par de très nombreuses infractions aux lois et règlements américains (il faudrait une armée d'inspecteurs pour tenir à l'oeil les multiples exploitants de cette industrie habituée à tourner les coins ronds pour augmenter ses marges bénéficiaires - pensons au récent désastre du Golfe du Mexique), Jean Charest devra vivre ensuite avec la rage assurée de la majorité de la population québécoise contre cette nouvelle menace à la santé de toute la collectivité et finir ses jours avec le poids sur la conscience des dizaines de milliers de vies d'hommes, de femmes et d'enfants qui périront d'un cancer directement lié à la pollution titanesque (à venir) de cette industrie.

Il est grand temps que le Québec se libère de sa dépendance aux énergies fossiles et ce n'est pas en laissant des pushers de gaz injecter leur saletés dans notre plus précieux patrimone collectif que l'on y arrivera. Si jamais ce gouvernement osait défier la volonté populaire au profit d'une petite élite chérie, je lui prédis une révolte comme on en a jamais vu en ce pays, et je lui prédis aussi que ce parti politique suivra les traces du défunt parti de l'Union nationale... jusque dans la tombe.

Merci de diffuser...

Jean Hudon
L'Anse-Saint-Jean

Cet envoi est archivé au http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/VoixdelaRaison.htm

Voir aussi mes 2 précédents envois à ce sujet :

Les énergies fossiles ou les énergies propres?... Il faut se brancher! (16 septembre 2010)
http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/IlFautSeBrancher.htm

Gaz de schiste au Québec - Urgence! (9 septembre 2010)
http://www.earthrainbownetwork.com/Archives2010/GazSchisteQuebec.htm




2.

UNE EXCELLENT NOUVELLE ! MAIS POURQUOI 2 POIDS 2 MESURES ?

De : http://www.journalmetro.com/plus/article/646262--quebec-bloque-l-exploration-dans-l-estuaire-du-fleuve--page0

Québec bloque l'exploration dans l'estuaire du fleuve

PIERRE SAINT-ARNAUD - 27 septembre 2010

MONTRÉAL - Le gouvernement du Québec a décidé d'interdire toute forme d'exploration gazière et pétrolière dans l'estuaire du Saint-Laurent, de l'Ile d'Orléans à l'Ile d'Anticosti.

L'annonce en a été faite lundi matin, à Rivière-du-Loup, par la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau.

Québec en est venu à cette conclusion à la suite de la première de deux évaluations environnementales stratégiques commandées par le gouvernement sur cette question.

Cette étude conclut que le milieu environnemental serait trop fragile et les conséquences environnementales de telles activités, trop importantes.

« Nous nous sommes dits qu'avec de pareils constats, il était impossible d'autoriser des travaux d'exploration et d'exploitation gazière et pétrolière, et ce, de façon permanente », a déclaré Mme Normandeau alors qu'elle rendait publiques à Rivière-du-Loup les conclusions de l'étude et la décision gouvernementale.

Mme Normandeau a rappelé au passage que de nombreuses communautés de ce secteur dépendent du tourisme et de la pêche commerciale, ajoutant qu'il était hors de question de développer une nouvelle filière au détriment d'autres déjà existantes.

« Nous avons toujours dit qu'il n'était pas question de développer la filière gazière et pétrolière en milieu marin à n'importe quel prix », a-t-elle rappelé.

La seconde étude, qui vise les secteurs plus à l'est du golfe du Saint-Laurent, ne sera complétée qu'à l'automne 2012. Elle se penchera sur le bassin d'Anticosti, dans le nord du Golfe, sur le bassin Madeleine, dans le sud du Golfe, et la baie des Chaleurs.

L'exploration et l'exploitation demeureront interdits dans ce secteur également d'ici la fin de cette étude, a précisé la ministre Normandeau.

« Pour ce qui est du golfe, laissons le temps à l'évaluation environnementale d'être complétée en 2012 et par la suite on rendra publiques toutes ses recommandations, toutes ses conclusions, tous ses constats, et on se gouvernera en conséquence », a-t-elle dit.

Lorsqu'on lui a demandé si cette région, beaucoup plus vaste, pouvait elle aussi être complètement fermée à jamais à l'exploitation d'hydrocarbures, Mme Normandeau a été catégorique, avec un «tout à fait».

Elle a cependant réaffirmé qu'il était encore beaucoup trop tôt pour avancer une telle hypothèse et a reconnu que cette avenue représentait tout de même un pensez-y bien.

« Nous savons que, dans le golfe, il y a un potentiel, en particulier sur la structure Old Harry. Ce potentiel est évalué à 2 milliards de barils de pétrole, avec du gaz aussi peut-être. Il y a d'autres endroits dans le secteur du golfe où l'on a recensé des structures qui sont prometteuses », a-t-elle précisé.

À Québec, l'opposition péquiste a salué la décision d'interdire l'exploitation d'hydrocarbures dans l'estuaire et le moratoire de deux ans dans le golfe.

Le porte-parole péquiste et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a toutefois noté que ces décision sont le fruit d'une prudence qui fait cruellement défaut dans un autre dossier.

« S'ils peuvent faire une évaluation environnementale stratégique qui dure un an et demi, deux ans pour l'estuaire, pourquoi ne font-ils pas la même chose pour le gaz de schiste? La ministre (Normandeau) est en flagrante contradiction. D'un côté, elle trouve important de prendre le temps de regarder les choses - c'est le cas de l'estuaire - et dans le cas du gaz de schiste, où les gens vivent, c'est le bulldozer pour faire l'exploration et l'exploitation », a lancé M. Gaudreault.

Autres nouvelles récentes sur les gaz de schiste dont notamment...

Exploration dans le Saint-Laurent : une décision qui tombe à point (29 septembre 2010)
http://www.ruefrontenac.com/michelvandewalle/28294-exploration-saint-laurent
C'est drôle comme la décision d'interdire l'exploration pétrolière et gazière dans l'estuaire du Saint-Laurent arrive au bon moment. En annonçant la chose au beau milieu de l'intense débat sur les gaz de schiste, le gouvernement Charest a voulu se redonner un peu de crédibilité en matière de protection de l'environnement. J'entendais à Radio-Canada le metteur en scène Dominique Champagne noter que la décision de Québec avait créé de la confusion. Certaines personnes, racontait-il, ont cru que le gouvernement venait de suspendre les activités d'exploration des gaz de schiste. M. Champagne, qui a une maison dans le coin de Lotbinière, s'inquiète des impacts environnementaux de ces activités dans sa région et, comme beaucoup d'autres, demande l'instauration d'un moratoire jusqu'à ce qu'on y voie plus clair.Sur le fond, doit-on dire pour ce qui est du Saint-Laurent, c'était la décision à prendre à la suite de l'«évaluation environnementale stratégique». La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, soulignait que la zone comprise entre l'île d'Orléans et l'île d'Anticosti était un «milieu complexe et fragile». On ne pouvait se permettre d'y exploiter le gaz et le pétrole en prenant le risque de mettre en péril non seulement le milieu marin et côtier, mais aussi d'autres filières économiques, comme la pêche et le tourisme. D'ailleurs, quand on constate les dégâts causés par la marée noire dans le golfe du Mexique le printemps dernier, on n'ose imaginer le désastre qu'un accident, même de moindre ampleur, pourrait générer dans le Saint-Laurent et sur ses rives. Ce qui est toutefois aberrant et défie toute logique, comme plusieurs autres l'ont noté, c'est que le gouvernement Charest a suivi dans le cas de l'estuaire du Saint-Laurent un processus d'évaluation qu'il refuse d'appliquer pour le gaz de schiste. Dans son communiqué, le gouvernement affirme pourtant ceci :«L'évaluation environnementale stratégique est une méthode mondialement reconnue. Elle est un outil privilégié de développement durable qui se situe en amont des projets. L'EES ne se substitue pas aux travaux du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Au contraire, elle sert à dresser la toile de fond sur laquelle pourraient être menées les études d'impact sur l'environnement sur des projets spécifiques de développement pétrolier et gazier en milieu marin et qui feront par la suite l'objet d'audiences du BAPE.»Si c'est vrai pour l'estuaire du Saint-Laurent (et une seconde étude est en cours pour le golfe du Saint-Laurent), pourquoi ce ne serait pas tout aussi vrai pour les gaz de schiste? Une question, comme ça.

Gaz de schiste: Lettre à André Caillé (1 octobre 2010)
http://www.centpapiers.com/gaz-de-schiste-lettre-a-andre-caille/38895
(...) La gestion du risque dont vous nous avez parlé mardi dernier, c'est bien. Bien sûr, vous prenez toutes les dispositions possibles pour éviter les accidents. Pour un puits, ça va, pour dix aussi probablement. Mais, un jour, après une centaine de puits, un ingénieur distrait, l'usure des matériaux, ou bien une équipe de techniciens fatigués après un long quart de travail, et boum!, c'est l'accident ou bien la contamination. On n'y peut rien, c'est la loi du nombre. Des gens alors verront leur vie basculer à cause de cet accident. Une nappe d'eau contaminée, c'est irréversible. CLIP

Gaz de schiste: des emplois surestimés (30 septembre 2010)
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201009/30/01-4328066-gaz-de-schiste-des-emplois-surestimes.php
(...) Au total, on en arrive donc à 2940 emplois par année, soit loin des 5000 à 15 000 emplois prévus par les firmes alors que nous utilisons les données maximales ou les plus critiques pour ce calcul. De telles prévisions de 15 000 emplois à peu près impossibles à obtenir ressemblent aux anticipations de revenus extraordinaires pour le Québec. Alors que l'on sait que finalement les véritables gagnants de cette loterie chimique et sismique seront les Albertains et les Américains, nous laissant tous les problèmes par la suite comme on le voit déjà à Saint-Hilaire ou ailleurs.

Le ministre Arcand a rencontré André Caillé (29 septembre 2010)
http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/09/20100929-062043.html
Le ministre provincial de l'Environnement, Pierre Arcand, aurait soupé au début septembre avec le président de l'Association de l'industrie gazière, André Caillé, un repas qui fait dire à l'opposition qu'il y a collusion dans ce dossier. À l'Assemblée nationale, le porte-parole du Parti québécois en matière de mines, Scott McKay, a fustigé, mardi, cette rencontre. «Est-ce que le ministre est maintenant le ministre qui est le porte-parole de l'industrie gazière?», a-t-il demandé. CLIP

Les libéraux acoquinés à l'industrie, accuse le PQ (30 septembre 2010)
http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201009/30/01-4328263-les-liberaux-acoquines-a-lindustrie-accuse-le-pq.php
Insensible à l'inquiétude de la population, le gouvernement Charest s'est mis au service de ses «amis» libéraux gravitant autour de l'industrie des gaz de schiste, estime le Parti québécois. CLIP

Gaz de schiste – Pour certains agriculteurs, le mépris n’aura qu’un temps (1 octobre 2010) L'HORREUR!
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/28353/28353
De l’autre côté du rang L’Acadie, André Burgoyne estime l’avoir échappé belle. Lorsque les prospecteurs lui ont proposé de louer sa terre, il a refusé. «Trop de troubles», a-t-il pensé à l’époque. «Moi, je voulais vendre ma terre, ça ne m’intéressait pas. J’ai bien fait parce qu’aujourd’hui...» Comme la plupart des gens, André Burgoyne ne veut pas de problèmes. Mais le fermier de 73 ans s’est retrouvé avec un problème de taille - une tour de forage - juste devant chez lui. Car même s’il a refusé, son voisin, lui, a accepté.Si bien qu’il se retrouve avec exactement les mêmes désagréments, les mêmes craintes.Comme ses concitoyens et les élus municipaux, jamais il n’a été mis au courant du début des travaux de l’autre côté de la rue. Du jour au lendemain, il y avait le défilé des camions, les lumières 24 heures sur 24, le bruit, la poussière. «Qu’est-ce que tu voulais qu’on fasse ?» demande le fermier en haussant les épaules. «Ils étaient supposés être ici 30 jours, ça a duré 6 mois... jour et nuit», se rappelle sa femme, Hélène Burgoyne, qui prépare sa relish maison dans la cuisine. Au village, tout le monde a été mis devant le fait accompli. Et c’est ce qui a dérangé André Burgoyne. «C’est ça le problème, ils ont été bien trop vite. Ils sont rentrés et bing bang, on n’avait pas un mot à dire.» C’est lui qui a avisé la Ville de ce qui se passait. Comme il avait été sollicité, il avait une bonne idée de ce qui se tramait sur le rang L’Acadie quand les camions ont débarqué. «Le maire est venu, il ne comprenait rien là-dedans. Ils lui ont dit qu’ils avaient le droit de faire ça et que ça ne nous appartenait pas. Un point c’est tout.» André Burgoyne a subi tous les désagréments sans en retirer aucun bénéfice. Et il pourrait même se retrouver avec une branche du puits horizontal sous sa maison, il n’en a aucune idée. Mais une chose est certaine, il est heureux de sa décision. «Je suis bien content d’avoir refusé. Ça m’aurait causé bien des problèmes. C’est juste de l’autre côté, mais au moins, ce n’est pas chez moi et j’en suis bien content.» Quant au propriétaire terrien qui a loué son champ, il a refusé de répondre aux questions de Rue Frontenac. «Mes affaires, ce sont mes affaires», a-t-il répondu sèchement. Mais comme plusieurs citoyens du rang L’Acadie l’ont mentionné : «Lui, il n’habite pas ici, alors ça ne le dérange pas...»

Gaz de schiste – Signer sous pression (29 septembre 2010) DES MENACES D'EXPROPRIATION EN PLUS!
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/28290/28290
Depuis la minute où les compagnies gazières ont commencé à forer un puits pour extraire du gaz de schiste à deux pas de chez elle, Fabienne Bergeron n’utilise plus que de l’eau embouteillée pour sa petite famille. Elle ne fait plus confiance à son eau, qui provient d’un puits de surface. «Ce n’est pas quand on va être malades que ça va être le temps d’arrêter. Je ne prends pas de chances.» Il y a deux ans lorsqu’elle a commencé à parler de ses craintes par rapport au forage d’un puits de gaz de schiste tout près de chez elle, elle passait pour un hurluberlu, se rappelle-t-elle en riant. Mais depuis quelque temps, ses craintes semblent partagées par un nombre de plus en plus grand de citoyens qui regardent avec effroi les effets dévastateurs que l’exploitation de gaz de schiste a eu dans certains coins des États-Unis. «Les doutes que nous avions il y a deux ans de nous faire envahir commencent à se confirmer. Maintenant, nous avons les deux pieds dedans.» (...) «Quand le représentant de la compagnie Talisman était venu nous rencontrer, je lui avais dit qu’une de nos craintes était de voir débarquer une raffinerie dans le coin. On nous avait répondu : Non, non, non, il n’y aura pas de raffinerie ou de pipeline non plus. On nous a dit de ne pas nous énerver, que c’était juste à titre expérimental, pour voir s’il y avait assez de gaz. Et là, au printemps, arrive Gaz Métro qui vient achaler tout le monde dans le rang pour avoir le droit de passer son pipeline.» Assis dans le salon, le père de Fabienne Bergeron, Georges Bergeron, raconte comment il a résisté jusqu’à la toute fin pour ne pas signer. On lui offrait 450 $ pour signer une feuille qui autorisait Gaz Métro à venir voir si le sol était propice à passer un pipeline. On lui a assuré que ça ne l’engageait à rien. Mais George Bergeron n’avait pas confiance. Il a été «le dernier récalcitrant» à déposer les armes. «Au début, tout le monde était contre. On leur a proposé de passer par les terres de la Couronne plutôt puisque les puits sont déjà sur les terres publiques. Mais ils n’ont pas voulu accepter nos alternatives, ils voulaient passer ici. Certains ont signé tout de suite. Ils sont allés en visiter d’autres qui ont signé aussi. L’UPA s’en est mêlée, ç’a convaincu bien du monde. Puis à un moment donné, quand Gaz Métro nous a dit qu’elle pouvait nous exproprier, ça, ç’a fait peur à plusieurs. On nous a dit clairement que si nous ne signions pas, on allait nous exproprier.» CLIP

Gaz de schiste – Christian Vanasse a beaucoup de questions et peu de réponses (27 septembre 2010)
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/28196/28196
(...) Il en veut au gouvernement pour sa mauvaise gestion du dossier, les cachettes et le déni de démocratie dans le dossier des «gaz de shit» comme il les appelle. Il voit revenir avec tristesse et colère le retour des grandes batailles qui divisent les gens de la campagne.«Il y a eu la bataille des OGM, puis celle des mégaporcheries. Ça venait enfin de se calmer. On a présenté des projets pour protéger nos bandes riveraines et les bassins versants, tous ensemble. Tous les intervenants du milieu ont travaillé ensemble pour assurer la pérennité des ressources en eau. Et là, la ministre (des Ressources naturelles et de la Faune) Nathalie Normandeau vient mettre le feu aux campagnes avec un nouveau projet qui nous tombe sur la tête et dont personne n’avait entendu parler.» À titre d’élu, il dénonce la disparité entre le traitement réservé aux compagnies et celui qui est réservé aux citoyens. «Un citoyen qui veut se faire creuser une fosse septique, ça lui prend ça de long de permis, mais une compagnie qui débarque chez nous, on lui dit : Fais ce que tu veux, prends l’eau tant que tu veux... Ce n’est pas normal.»Il déplore également le manque d’information dont dispose la municipalité, notamment en ce qui concerne la sécurité. «S’il y a un feu dans le puits, qu’est-ce qu’on fait? Il n’y a pas un chat qui surveille le puits. Est-ce que ce sont nos pompiers de Saint-Jude qui vont y aller? Avec nos deux camions? Le maire de Saint-Barnabé pensait que c’étaient les pompiers de Saint-Hyacinthe qui s’en chargeaient. Il ne savait même pas qui devait y aller en cas de problème. Et puis, comment t’éteins ça, un puits de gaz en feu? S’il y a une fuite, un écoulement, qui va le voir? Qui va appeler? Et qui est-ce qu’on appelle?»Comme plusieurs de ses compatriotes, Christian Vanasse a des questions. Beaucoup de questions. Concernant les risques d’explosion, les glissements de terrain, la contamination des nappes phréatiques, les gaz à effet de serre, la gestion des redevances... CLIP

Les gaz de schiste ont-ils leur place au Québec? (Opinion de Steven Guilbeault - 7 septembre 2010)
http://www.journalmetro.com/ma%20vie/article/624686--les-gaz-de-schiste-ont-ils-leur-place-au-quebec
Je ne suis pas contre l'utilisation du gaz naturel. De l'avis de l'ensemble des experts, ce combustible, plus propre que le charbon et le pétrole, jouera un rôle important dans le passage à un monde où les émissions de GES seront très faibles. C'est particulièrement vrai en Amérique du Nord, où on utilise encore beaucoup le charbon pour la production d'électricité.Le cas du Québec est cependant une exception : ici, l'impact positif du gaz naturel est loin d'être évident. Cela vaut tant du point de vue environnemental qu'énergétique. Avant que les gaz de schiste puissent jouer un rôle positif au Québec, plusieurs questions doivent obtenir réponse. Comment le Québec entend-il atteindre ses objectifs ambitieux de réduction de GES tout en exploitant et en brûlant les gaz de schiste? Ceux-ci vont-ils servir à remplacer des combustibles plus polluants comme le charbon, utilisé par les cimenteries québécoises? Qu'en est-il des énormes quantités d'eau requises pour l'exploitation des gaz de schiste et de la contamination possible des nappes phréatiques? Finalement, comment allons-nous tenir compte de la volonté des communautés affectées par cette exploitation? Malgré l'annonce d'audiences publiques sur la question, Équiterre (le groupe pour lequel je travaille) maintient que l'imposition d'un moratoire sur les gaz de schiste demeure nécessaire. Il n'est pas normal que les citoyens et les élus municipaux apprennent par les médias l'arrivée chez eux de caravanes de prospecteurs. Le Québec n'est pas le Far West! Un temps d'arrêt est plus que nécessaire. Les six premiers mois de l'année ont été les plus chauds jamais enregistrés depuis qu'on tient des statistiques (1880). En Russie, les températures historiques ont provoqué une hausse de la mortalité de 50,7% à Moscou; la sécheresse coûtera à la Russie 1 % de son économie! Au Pakistan, les meilleurs experts mondiaux du climat sont d'avis que les inondations catastrophiques sont très probablement liées aux changements climatiques. Il faudrait réfléchir à tout cela et imposer un moratoire à toutes pratiques potentiellement polluantes.

Gaz de schiste : les résidants de Villeroy et Lourdes inquiets (30 Septembre 2010)
http://www.lanouvelle.net/Societe/Environnement/2010-09-30/article-1810416/Gaz-de-schiste-%3A-les-residants-de-Villeroy-et-Lourdes-inquiets/1
Près de 200 personnes ont assisté, mercredi soir, à la réunion d'information sur le gaz de schiste organisée par la compagnie Junex à la salle Firmin-Roy à Villeroy. Le projet, qui en est rendu à la phase d'exploration, sème l'inquiétude parmi les résidants de Villeroy et Notre-Dame-de-Lourdes. (...) Le maire de Villeroy, Michel Poisson, a affirmé que les explications fournies par M. Lavoie au cours de la soirée n'ont pas diminué ses craintes face à l'eau et les infrastructures de la municipalité. «Ça prend une quantité énorme d'eau pour faire fonctionner la fracturation. Nous n'avions pas d'eau dans nos rivières cet été, je me demande bien où la compagnie va prendre son eau», a fait savoir M. Poisson. Aussi, M. Poisson s'inquiète de l'aménagement d'un site de forage qui pourrait être aussi près qu'à 200 mètres de distance du puits de la municipalité. «Il faudrait au moins 2 km pour s'assurer qu'on ne vienne jamais puiser le gaz en dessous. Déjà que nos puits de surface ne fournissent plus, on a peur parce que notre puits en profondeur suffit à peine à desservir les trois quarts de notre population. Nous avons même dû acheter de l'eau pour 18 000 $ à Victoriaville durant l'été». De plus, M. Poisson estime que les infrastructures de sa municipalité ne sont pas faites pour accueillir tout le camionnage entourant l'industrie. «Tout reste trop vague. CLIP

Gaz de schiste : ambiance explosive à la 3e rencontre (29 septembre 2010)
http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/09/20100929-055158.html
C'est dans une ambiance survoltée que l'Association pétrolière et gazière du Québec a tenu sa troisième et dernière séance publique d'information sur le gaz de schiste, à Saint-Hyacinthe. Alors qu'environ 600 citoyens étaient attendus à cette réunion, ce sont plus de 700 personnes qui s'y sont présentées afin de dénoncer l'exploitation du gaz de schiste au Québec.Des dizaines de personnes ont même dû rebrousser chemin, faute de places.Vraisemblablement, les premières audiences publiques tenues en septembre à Trois-Rivières et à Bécancour n'ont su apaiser les inquiétudes de nombreux Québécois qui réclament un moratoire sur le développement de cette industrie dans la province. Plusieurs avaient d'ailleurs participé aux deux réunions précédentes, afin de communiquer leur mécontentement.À plusieurs reprises, des citoyens ont hué les représentants de l'industrie présents dans la salle surchauffée. On a même craint pour la sécurité du président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, André Caillé, qui, selon nos informations, aurait été victime de menaces. Ce dernier a d'ailleurs dû quitter la salle, accompagné de policiers de la Sûreté du Québec dépêchés sur les lieux. Il est revenu plus tard en soirée.Un citoyen appelé à prendre la parole a tenu à lancer un message aux représentants de l'industrie au nom des citoyens. «Vous êtes en train de nous diviser. Vous divisez ceux qui sont contre le progrès. (…) D'un côté, les opposants qui monopoliseraient les tribunes et les micros, et de l'autre, les « monsieurs » et « madames » tout le monde qui n'arrivent pas à en parler. Je viens vous dire ce soir que les gens qui sont dans la salle, par ma voix, c'est monsieur et madame tout le monde», a-t-il lancé.

Gaz de schiste — Caillé persiste et signe (29 septembre 2010) LE MAÎTRE DÉSINFORMATEUR DE L'INDUSTRIE
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/environnement/28282-caille-persiste-et-signe
Malgré le fiasco évident des dernières assemblées publiques, André Caillé persiste et signe. Il repartira avec une nouvelle tournée de rencontres publiques «version améliorée» pour continuer de donner de l’information aux citoyens sur l’exploitation des gaz de schiste. En entrevue à Rue Frontenac aux lendemains de la rencontre de Saint-Hyacinthe, où les citoyens ont exprimé un ras-le-bol collectif, le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) a affirmé qu’il avait renvoyé ses gens travailler sur une nouvelle formule de rencontres plus efficaces. Il soutient avoir beaucoup appris des trois séances qui ont été qualifiées de part et d’autres de véritable échec de relations publiques. CLIP




3.

De : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201009/30/01-4328408-gaz-de-schiste-la-fmq-met-en-garde-quebec.php

Gaz de schiste: la FMQ met en garde Québec

Pierre Pelchat - 01 octobre 2010

(Québec) Le président de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ), Bernard Généreux, a servi une sérieuse mise en garde au gouvernement Charest concernant l'exploitation des gaz de schiste. Il est persuadé que ce projet est voué à l'échec si le gouvernement maintient son approche.

«Dans cette période où l'éthique est à l'ordre du jour, sans la transparence et le dialogue, la locomotive annoncée par Nathalie Normandeau va dérailler. Nous serons tous perdants», a affirmé, hier, à Québec, à l'ouverture du congrès annuel de la Fédération.

M. Généreux en a rajouté lors d'un point de presse en affirmant que l'acceptabilité sociale est un incontournable pour la suite des choses. «Je ne veux pas jouer le prophète de malheurs, mais je pense qu'on est mal parti dans toute cette filière-là. Vous assistez comme moi aux assemblées publiques. Quand on est rendus à des assemblées de plusieurs centaines de citoyens qui se questionnent, je pense qu'il faut entendre ça, et si on devait s'entêter à aller dans une direction où les citoyens ne sont pas au rendez-vous, on peut présumer du pire. J'espère qu'on n'y ira pas», a-t-il commenté.

Sans parler d'un moratoire, le président de la FMQ estime «qu'un temps de réflexion, un temps d'arrêt est nécessaire» pour répondre aux interrogations de la population. «Actuellement, on ne sait pas comment jouer sur ce terrain-là. Il semble que prendre quelque temps pour y arriver c'est la simple sagesse», a-t-il admis.

Il a donné raison à la ville de Saint-Hyacinthe de ne pas vouloir traiter les eaux provenant de forage de puits de gaz de schiste. «C'est une des questions fondamentales. On joue avec l'eau et dans cette eau, il y a tout ce bouil?lon de chimie qu'il faut traiter. Est-ce que nos équipements de traitement suffisent à rendre cette eau propre avant de la retourner dans l'environnement? Si on ne peut pas répondre à cette question, il n'est pas question d'aller de l'avant avant qu'on ait toute l'assurance nécessaire pour que nos environnements ne soient pas mis en péril par une exploitation énergétique.»

Si l'exploitation des gaz de schiste est compromise, plusieurs municipalités perdront d'importantes sources de revenus. «Nous sommes d'accord avec le premier ministre pour dire qu'il s'agit d'une formidable opportunité, qu'il nous faut de nouvelles sources de revenus, mais pas à n'importe quel prix. Il importe d'apprendre à se tenir debout pour mieux s'appartenir et développer notre territoire avec notre monde et pour notre monde», a soutenu le leader du monde municipal.

Le président de la FMQ a invité le gouvernement Charest à ne pas répéter le modèle d'implantation des éoliennes. «Le fait d'avoir laissé les multinationales imposer leur volonté aux communautés lors du lancement de la filière éolienne, ce n'était pas un bon signal. Les erreurs que nous avons commises ou pu commettre dans le passé, il faut en tirer des leçons et déclarer que cette époque est finie», a-t-il soutenu.

Pour sa part, le premier ministre Jean Charest a affirmé qu'il n'y aura pas d'exploration tant qu'une loi n'aura pas été adoptée par l'Assemblée nationale sur les règles entourant l'exploitation des gaz de schiste après que le BAPE aura remis son rapport.

Selon la chef de l'opposition, Pauline Marois, le gouvernement agit de façon improvisée et précipitée dans le dossier des gaz de schistes. Elle propose que le gouvernement récupère 50 % des revenus des gaz de schistes et qu'une partie de cette somme soit versée aux municipalités et aux régions.

HÉLAS PAULINE MAROIS N'A RIEN COMPRIS. C'EST DÉSOLANT ! ON N'EN VEUT PAS ! POINT À LA LIGNE.




4.

From: Janine Larose (larose_2@hotmail.com)
Subject: RE: Les énergies fossiles ou les énergies propres?... Il faut se brancher!
Date: 16 Sep 2010

Merci pour le magnifique rapport que vous venez de nous envoyer. Je l'ai fait circuler à tous mes contacts.

Voici une petite nouvelle qui nous laisse croire que l'industrie va de l'avant malgré toutes les demandes de moratoire:

http://www.laterre.ca/environnement/une-entente-entre-lupa-et-gaz-metro-est-imminente/

Je veux juste vous rappeler que Cayer, avant d'être à Hydro-Québec était président de Gaz-Metro et que l'UPA gère le MAPAQ comme s'il lui appartenait. Donc, une première entente est un pied dans la porte pour l'industrie. Si Gaz Metro est déjà à construire un pipeline, peu importe la longueur c'est que tout le monde est assuré que tous ces projets iront de l'avant malgré les protestations citoyennes.

Je trouve que la ministre Normandeau a durci sa position ces dernières semaines. Même son visage est devenu dur et crispé. Elle n'a plus le même langage du temps qu'elle était aux Affaires Municipales.

Janine Larose
Réseau pour animaux perdus et trouvés
Opération Félix
http://ma-verite.blogspot.com

ET MA RÉPONSE FUT ...

Bonjour Janine

Merci de ton feedback à ce sujet - et désolé du délai à te répondre. C'est le temps des récoltes dans mon jardin et avec les gelées qui approchent, c'était ma priorité.

Je crois que le gouvernement va finir par reculer sur ce dossier devant la montée rapide de la colère populaire contre le gaz de schiste. Faut juste pas lâcher.

Quant à la nouvelle que tu me recommandes...

Une entente entre l’UPA et Gaz Métro est imminente
http://www.laterre.ca/environnement/une-entente-entre-lupa-et-gaz-metro-est-imminente/
Rien n’est encore signé, mais une entente est imminente entre 28 agriculteurs de la région de Lotbinière et la société Gaz Métro au sujet d’un pipeline devant transporter du gaz de schiste.

... c'est assez révoltant en effet.

Tu seras sans doute intéressée de lire la position du PQ sur le sujet...

Exploitation des gaz de schiste: la ministre Normandeau fait le choix de l’enrichissement des compagnies privées au détriment de l’enrichissement collectif des Québécois (24 août 2010)
http://pq.org/actualite/communiques/exploitation_des_gaz_de_schiste_la_ministre_normandeau_fait_le_choix_de_l_enri

... qui est déjà un brin plus sensée, quoique l'on aborde la question surtout sous l'angle de la transparence et des retombées économiques sans trop relever l'importance et la gravité des impacts environnementaux à plus long terme, principalement au niveau de la pollution de la nappe phératique, un bien collectif précieux et irremplaçable...

J'ose rêver que le PQ commencera enfin bientôt à ne plus être uniquement en mode réactif dans le dossier de l'avenir environnemental du Québec et présentera aux Québécois-es la vision d'un avenir résolument vert, carburant aux énergies propres, notamment dans les transports. La population est prête pour un virage vert encore plus marqué que les demi-mesures à la sauce développement durable qu'on nous a servi jusqu'ici. Ce serait bien plus gagnant selon moi que le projet désormais éculé d'un Québec indépendant comme but en soi - indépendant pour quoi faire??!! Le parti qui engagera le Québec sur la voie d'un avenir écologiquement équitable pour les générations présentes et à venir est celui qui formera le prochain gouvernement du Québec - un gouvernement majoritaire, avec l'appui massif de toute la population!

Ce n'est plus le temps de rêver de projets de société et d'indépendance à réaliser dans un hypothétique avenir. C'est le temps de s'affranchir de notre dépendance aux énergies fossiles - un hémorragie de près de 20 milliards de dollars par année, bien pire que ce que nous coûte la double gouvernance fédérale et provinciale - et de créer MAINTENANT l'avenir vert et équitable dont nous rêvons tous et toutes...

C'est du moins mon humble avis... ;-)

À plus!

Jean




5.

De: Lise Jacques (lisejacques@gmail.com)
Date: 27 Sep 2010
Sujet: Fwd: Gaz de schistes: INCROYABLE mais VRAI !!!

Message de Pierre Langlois auteur de ROULER SANS PÉTROLE

Bonjour à tous

J’ai visionné le film documentaire «Gas Land» hier soir, sur le gaz de schiste, et je vous avoue que je ne croyais pas que l’Homme (certains hommes et femmes) puisse descendre aussi bas et aussi vite pour s’enrichir au détriment de la santé de leurs semblables et de l’environnement. C’est INCROYABLE MAIS VRAI. Voici le lien pour visionner ce documentaire INCONTOURNABLE en entier gratuitement.

http://www.tagtele.com/videos/voir/60085

Malheureusement le documentaire en anglais n’a pas encore été traduit. Compte tenu de l’incidence potentiellement catastrophique des gaz de schistes sur l’eau potable, je me demande si l’un ou l’une d’entre vous aurait des contacts auprès de Guy Laliberté du Cirque du Soleil, et sa fondation ONE DROP. Car il faudrait payer rapidement pour une traduction de ce documentaire en français, et la fondation ONE DROP pourrait certainement contribuer.

Par ailleurs, demain, mardi le 28 septembre 2010, aura lieu la dernière assemblée d’information de l’Association pétrolière et gazière du Québec. Elle se déroulera à l’Hôtel des Seigneurs à St-Hyacynthe, au 1200 Johnson, à 19h00. Une occasion à ne pas manquer pour ceux de la région qui veulent faire savoir leur opinion.

Enfin, compte tenu de l’importance du sujet, je vous retransmet les liens que je vous avais envoyés sur le sujet.

VOICI LES LIENS AUX ÉMISSIONS

Un reportage de l’Émission Découverte présenté au téléjournal de Radio-Canada le 1er septembre 2010.
http://www.youtube.com/watch?v=sb50ic1oI7Q

Un reportage de l’émission JE de TVA le 10 septembre 2010.
http://videos.tva.canoe.ca/archive/source/je/gaz-de-schiste-partie-1/606374888001
http://videos.tva.canoe.ca/video/encore-plus-de-videos/encore-plus-de-videos/26971060001/gaz-de-schiste-partie-2/606383599001

Une entrevue avec André Bélisle (président de l’AQLPA) et Daniel Breton (président de MCN21) à l’émission «Isabelle, le matin» du 98,5 FM, le 31 août 2010.
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=78366

Un reportage de l’émission «Les années lumière» de la première chaîne de Radio-Canada, le 19 septembre 2010.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/LesAnneeslumiere201009191305_1.asx

L’entrevue à PBS avec le réalisateur de «Gas Land»
http://video.pbs.org/video/1452296560/

Si vous jugez comme moi qu’il faut informer le plus de gens possible avant qu’il soit trop tard, faites circuler cette information dans vos réseaux, à votre famille et vos amis, afin que les gens réagissent avant qu’il soit trop tard.

Un scientifique et un père de famille INQUIET

Pierre Langlois

L’information et la solidarité sont les deux piliers des véritables changements

À voir aussi :

Pierre Langlois, auteur de Rouler sans pétrole: pour la sauvegarde de la planète (3 janvier 2009)
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/200901/02/01-814435-pierre-langlois-auteur-de-rouler-sans-petrole-pour-la-sauvegarde-de-la-planete.php
(Québec) Fruit de 6000 heures de travail sur plus de deux ans, Rouler sans pétrole, du physicien et vulgarisateur Pierre Langlois, se veut un cri d'alarme, sans être moralisateur, sur les «graves conséquences (du réchauffement climatique) qui se pointent à l'horizon».
(...) Rouler sans pétrole recense également les différentes pistes de solution quant aux carburants ou modes de traction de rechange : les véhicules électriques et les hybrides branchables, les piles à combustible et l'hydrogène, ainsi que les nouveaux carburants et leur dopage à l'eau ou à l'hydrogène. L'auteur pèse le pour et le contre et les présente dans ce livre de 312 pages, très bien documenté et fortement illustré. Les véhicules électriques occupent une place importante dans Rouler sans pétrole. Selon M. Langlois, l'avenir est plutôt à la voiture électrique hybride branchable (moteur électrique avec génératrice à essence ou autre combustible) qu'au véhicule tout électrique.
(...) Un concept de monorail audacieux - Dans Rouler sans pétrole, l'auteur Pierre Langlois présente un concept de monorail à haute vitesse qu'on pourrait qualifier d'audacieux. Conçu par le physicien Pierre Couture - qui a inventé le moteur-roue moderne dans les années 80 et 90 chez Hydro-Québec -, ce mode de transport électrique pourrait transporter jusqu'à 60 passagers à une vitesse de 250 km/h.Ce monorail serait retenu par des pylônes en Y, installés à des intervalles de 60 mètres, qui supportent deux poutres d'acier en I sur lesquelles roulent 16 moteurs-roues. L'utilisation de pneus en caoutchouc permet aux wagons autonomes de pouvoir gravir des côtes, ce que des roues en acier ne peuvent faire. Le système pourrait passer par-dessus les viaducs ou être installé sur des ponts (solidifiés) pour traverser les cours d'eau. «En Europe, implanter un TGV coûte 15 millions d'euros (23 millions $) le kilomètre. Là-bas, ils ne connaissent pas les épisodes de gel et de dégel comme ici», explique M. Langlois, qui soutient que cela coûterait au moins de 30 à 35 millions $ le kilomètre ici pour implanter un TGV. Ces coûts s'expliqueraient par la nécessité d'exproprier un corridor pour le train et le nivellement du terrain. Dans son livre, le vulgarisateur avance que l'implantation de ce type de monorail coûterait entre trois et cinq fois moins qu'un TGV. «Au lieu de niveler le sol sur la distance entre Québec et Montréal, on aurait à travailler le sol sur quelques mètres carrés pour chaque pylône et à solidifier les structures existantes comme les ponts, ajoute-t-il. Aussi, les TGV sont rentables en Europe parce qu'il y a une forte densité de population sur de plus petits territoires. Dans les pays nordiques comme le nôtre, la densité de population est plus faible et les grands centres plus éloignés.»

Rouler sans pétrole : un rêve? (5 avril, 2009)
http://neobiblio.wordpress.com/2009/04/05/rouler-sans-petrole-un-reve/

Site Web de Pierrre Langlois
http://web.mac.com/pierrelanglois/PLanglois-PCA/Bienvenue.html

Quelques extraits (pdf) de son livre
http://web.mac.com/pierrelanglois/PLanglois-PCA/RoulerSP.html


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